Principaux portails publics  |     | 

Santé
Le ministre de la Santé aborde la recherche dans le domaine du SIDA au niveau national et européen dans sa réponse à une question parlementaire de Jean Colombera
04-02-2010


Centre européen de prévention et de contrôle des maladiesLe 15 décembre 2009, le député Jean Colombera (ADR) a adressé une question parlementaire à Mars di Bartolomeo, dans laquelle il a expliqué qu’un crédit de 550 500 € est inscrit au budget du ministère de la Santé sous le libellé: "frais de fonctionnement et de prise en charge effectués par le laboratoire de recherche sur le SIDA". Dans ce contexte, il a demandé entre autres au ministre de la Santé quelles sont actuellement les recherches effectuées dans ce laboratoire concernant le domaine du SIDA.

Dans sa réponse du 25 janvier 2010, Mars di Bartolomeo explique que le laboratoire de recherche sur le SIDA a été créé en 1992 conjointement par le Service National des Maladies Infectieuses et le Laboratoire National de Santé. Il fait actuellement partie du Centre de Recherche Public Santé (CRP-Santé) sous la dénomination de "laboratoire de rétrovirologie".

"La contribution financière de mon département sert essentiellement au suivi d'une cohorte de patients atteints du HIV/SIDA qui bénéficient d'un suivi trimestriel", a souligné le ministre. Et il a ajouté que la cohorte luxembourgeoise HIV a permis l'étude des facteurs de progression de l'infection, et contribue, au niveau européen, aux cohortes de suivi et à différents programmes de recherche, dont plus particulièrement :

  • EuroHIV, qui est consacré à l'épidémiologie des nouveaux cas d'infection, et qui dépend du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies siégeant à Stockholm (ECDC);
  • EuroSiDA, qui représente la plus large cohorte HIV du monde, et qui s'intéresse à la progression de la maladie et l'influence du traitement;
  • Europe HIV Resistance, qui constitue un programme d'étude de la transmission de résistance aux antiviraux faisant partie du 6e programme cadre européen.

Le ministre a par ailleurs tenu à souligner qu’en 1999, le laboratoire de rétrovirologie a été désigné officiellement laboratoire de référence en matière de surveillance épidémiologique de l'infection HIV au Luxembourg. A ce titre, il transmet les données épidémiologiques de façon anonyme à la direction de la Santé et au Centre européen pour la surveillance épidémiologique, qui est intégré depuis 3 ans au Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, de même qu'à l'OMS.