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Transports
Après la paralysie de l’espace aérien européen provoquée par le nuage de cendres du volcan islandais Eyjafjalla, les ministres européens des Transports ont décidé que les vols pourront reprendre dans le ciel européen en fonction des zones à risque
19-04-2010


(c) Commission européenneL'éruption du volcan Eyjafjalla le 14 avril 2010 dans le sud de l'Islande a provoqué un chaos sans précédent dans le ciel européen et des pertes historiques pour les compagnies aériennes. Les cendres crachées par les volcans constituent un risque majeur pour l'aviation civile, car elles peuvent endommager les moteurs des avions et réduire à néant la visibilité, ce qui a conduit une trentaine de pays à fermer leur espace aérien pendant cinq jours consécutifs, bloquant ainsi des millions de voyageurs. Selon l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol, pour qui il s'agit d'une mesure "exceptionnelle et sans précédent", près de 17 000 vols sur 22 000 prévus avaient été annulés uniquement pendant la journée du 17 avril en Europe.

Suite à des critiques sur la façon dont la crise provoquée par le passage du nuage de cendres volcaniques a été gérée par les autorités et l'Union européenne, les ministres des Transports de l’UE se sont réunis le 19 avril 2010 par téléconférence pour discuter de la reprise progressive du trafic aérien européen. Les ministres se sont accordés sur le besoin d'apporter une réponse coordonnée à la crise aérienne provoquée par le nuage de cendres volcaniques en vue de rouvrir progressivement l'espace aérien européen avec toutes les garanties de sécurité.

Le Conseil informel s’est mis d'accord pour assouplir les restrictions de vol imposées depuis quelques jours dans une grande partie de l'Europe. Ils ont décidé d’établir trois zones géographiques : l’une proche du centre des émissions de cendres du volcan, dans laquelle les restrictions du trafic aérien restent "absolues", une deuxième dans laquelle les restrictions seront levées mais où la situation évoluera en fonction de relevés scientifiques, et une troisième qui n’est soumise à aucune restriction. Selon Eurocontrol, le trafic aérien devrait revenir à la normale d'ici jeudi si les émissions du volcan islandais ne gagnent pas à nouveau en intensité.

"Nous avions trois options", a expliqué Claude Wiseler, ministre des Transports, à l’issue du Conseil informel à la presse luxembourgeoise. "Soit on en restait au statu quo, soit on décrétait une interdiction de vol dans un périmètre de 20 miles autour du cratère du volcan. Ou alors, et c'est la solution que nous avons retenue, on divise l'espace européen en trois zones en fonction des dangers que présentent les cendres", a-t-il déclaré dans La Voix du Luxembourg du 20 avril 2010.

"Les précautions prises pour interdire le trafic aérien ces derniers jours étaient justifiées", a-t-il également souligné. Actuellement, il s'agit encore de définir le zonage. Les pays du Bénélux sont associés à la France et à l'Allemagne pour tracer la zone où il serait possible de voler. "Si les tests sont positifs dans ces zones, le trafic reprendra progressivement. Il a été décidé de renforcer le système de maintenance des avions", a par ailleurs annoncé Claude Wiseler. Et d’ajouter : "Étant donné les circonstances exceptionnelles, je vais également accorder des dérogations pour les vols de nuit".

Au Luxembourg, les avions ont repris leur envol à l'aéroport du Findel suite à des tests réalisés pendant la nuit du 20 avril 2010 par des experts de la Direction de l'aviation civile, du Centre de recherche public Gabriel Lippmann et de Luxair afin de vérifier la concentration des cendres dans le ciel.

Les droits des passagers

Dans ce contexte, le Ministère de l’Économie et du Commerce extérieur, autorité luxembourgeoise compétente pour l’application du règlement (CE) n° 261/2004, a rappelé que la législation relative aux droits des passagers aériens reste d’application pour les annulations de vols dues à la présence du nuage volcanique.

Selon le Ministère, les passagers victimes d’une annulation n’ont pas droit à l’indemnisation prévue à l’article 7 du règlement puisque la présence d’un tel nuage est qualifiée de "circonstance extraordinaire" au sens du règlement n° 261/2004.

Néanmoins, ils ont droit

  • à recevoir des informations de la part des transporteurs aériens (p.ex. sur leurs droits, l’évolution de la situation, …)

  • d’être pris en charge (boissons, repas, hôtels)

  • de choisir entre le remboursement du billet ou le réacheminement vers la destination finale.

Les plaintes peuvent être remises

  • soit par envoi postal

Ministère de l’Économie et du Commerce extérieur

Direction de la réglementation des marchés et de la consommation

19-21, boulevard Royal

L-2914 Luxembourg

  • soit par email

passagersaeriens@eco.etat.lu

  • soit par fax

+352 22 16 07