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Elections européennes
ADR, CSV, DP, Déi Gréng et LSAP ont signé un accord électoral en vue des élections européennes du 25 mai 2014
18-03-2014


Cinq partis, l’ADR, le CSV, Déi Gréng, le DP et le LSAP, ont signé le 18 mars 2014 un accord électoral en vue des élections européennes du 25 mai 2014.

Le premier objectif de cet accord signé à la Chambre des députés est de mener une campagne "loyale et objective". Les partis signataires s’engagent ainsi à renoncer à toute diffamation ou insulte, ainsi qu’à leur diffusion. Ils s’engagent aussi à ne pas perturber les réunions électorales des autres partis, et vont demander à leurs militants de ne pas arracher ou abîmer les affiches électorales des autres partis. Enfin, ils s’engagent à se distancier de toutes déclarations ou publications de tiers soutenant un parti et qui serait fausse, diffamatoire ou injurieuse. Les partis signataires appellent aussi les différentes organisations de la société civile à respecter les panneaux d’affichage des partis, tout en faisant part de leur espoir que les médias feront un compte rendu équilibré de la campagne.

Le deuxième volet de l’accord électoral porte sur l’organisation de la campagne et son financement et vise à limiter les dépenses de campagne.

Les cinq partis signataires se sont donc entendus pour limiter la durée de la campagne politique à trois semaines, en se calquant sur la campagne médiatique pour les élections européennes officielle qui démarrera le 5 mai 2014. L’affichage pourra ainsi commencer à partir du vendredi 2 mai 2014, stipule l’accord.

Les cinq partis se sont par ailleurs entendus pour limiter à 65 000 euros leurs dépenses de campagne, budget qui comprend la publicité dans la presse écrite, la publicité payante sur Internet, la publicité supplémentaire à la radio et à la télévision, ainsi que les spots au cinéma. Les signataires se sont enfin fixé des limites quant au nombre de brochures de campagne distribuées dans les boîtes aux lettres – à savoir deux distributions nationales pendant la campagne officielle -, ainsi qu’au nombre  d’affiches – à savoir 100 grandes et 200 petites. D'après l'accord, il n'y aura par ailleurs pas d'affiches sur les lampadaires, les bus et les abribus. Enfin, le nombre de gadgets que les partis pourront distribuer est aussi limité à un stylo et un autre gadget, en sachant que cette limite ne porte pas sur les ballons, la nourriture où les boissons.

Les partis s’engagent enfin, au nom de la transparence, à publier leurs comptes de campagne complets d’ici au 31 décembre 2014.

Comme le relève le Quotidien dans son édition datée du 19 mars 2014, "Déi Lénk, le Parti pirate, le PID et le KPL n'étaient pas présents à la Chambre des députés pour la signature".

Le parti de la Gauche s’en est expliqué par voie de communiqué. Premier point de désaccord, le fait que Déi Lénk n’a "tout simplement pas été invité aux négociations", mais seulement à venir signer un accord discuté à huis clos par cinq partis. "Tout sauf loyal", commente donc Marc Baum. Quant au contenu, pour Déi Lénk, les plafonds fixés sont si hauts que "la signature d’un tel accord ne représente rien de plus qu’une manifestation de campagne de plus".

Sven Clément, tête de liste du parti des pirates pour les européennes, dénonce pour sa part "une farce pour la démocratie luxembourgeoise". Son principal grief porte sur la limitation de la durée de la campagne à trois semaines, ce qui porte préjudice selon lui aux petits partis. Le parti, qui souligne que l’accord électoral n’a pas force de loi, a d’ailleurs demandé au ministère des Infrastructures à pouvoir commencer à  mener une campagne active cinq semaines avant les élections.