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Elections européennes - Traités et Affaires institutionnelles
Dans l’hebdomadaire Der Spiegel, le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel réitère son soutien à Jean-Claude Juncker et espère sa nomination dès le Conseil européen des 26 et 27 juin 2014
16-06-2014


Der SpiegelDans un article publié le 16 juin 2014 par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, a réitéré son soutien à la candidature de son prédécesseur, Jean-Claude Juncker, à la présidence de la Commission européenne.

Dix jours avant le Conseil européen des 26 et 27 juin 2014, et deux jours après la parution dans les médias européens d’une lettre ouverte du Premier ministre britannique, David Cameron, l’hebdomadaire fait le point sur la stratégie développée par ce dernier, depuis que fut connu le résultat des élections européennes du 25 mai 2014, afin d’empêcher la nomination de Jean-Claude Juncker, le candidat tête de liste du Parti populaire européen (PPE), à la présidence de la Commission européenne.

Malgré un mini-sommet qui a réuni en Suède, les 9 et 10 juin 2014, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la Suède, David Cameron n’aurait réussi à rallier suffisamment de monde à sa cause en vue de constituer une minorité de blocage. Il faudrait quatre pays représentant plus de 35 % de la population. D’après les informations diplomatiques de plusieurs médias européens, les Pays-Bas ne seraient pas disposés à voter contre Jean-Claude Juncker, au nom notamment de la bonne entente au sein du Bénélux.

Selon les informations du Handelsblatt du 16 juin 2014, la chancelière allemande aurait confirmé "très clairement" à Herman Van Rompuy qu’elle soutenait Jean-Claude Juncker. Seules la Suède et, éventuellement, la Hongrie seraient encore au côté du Royaume-Uni.

Alors que, dans sa lettre ouverte, le Premier ministre britannique, David Cameron, soulignait que Juncker ne s’était pas présenté personnellement aux élections et n’avait donc été élu par personne, le Premier ministre luxembourgeois  Xavier Bettel a estimé au contraire que "la légitimité démocratique de Juncker ne peut être remise en cause".

"La volonté de l’électeur, comme pour chaque élection, prévaut", a jugé le chancelier autrichien, Werner Faymann, dans le même article de Der Spiegel. Dans les colonnes de Die Welt, Werner Fraymann a affirmé que Jean-Claude Juncker et Martin Schulz sont les "candidats naturels" à la présidence et à la vice-présidence de la Commission. "Il est clair, qu’à Bruxelles doit survenir une large coopération entre les sociaux-démocrates et le PPE, si on ne veut pas se rendre dépendant de forces radicales."

Le Premier ministre luxembourgeois est, comme le chancelier autrichien d’ailleurs, d’avis qu’il est possible de conclure le processus lors du prochain Conseil européen des 26 et 27 juin 2014. Il serait d’ailleurs temps de clôturer le dossier. "Nous ne devons pas donner l’impression que nous ne pouvons pas nous unir. Je m’attends à ce que nous votions à la majorité qualifiée lors du prochain Conseil. Nous ne pouvons pas attendre des mois. Sinon, nous risquons une crise institutionnelle de l’UE", prévient Xavier Bettel.

Dans une interview publiée dans le quotidien français, Les Echos, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes de la République tchèque, Tomas Prouza, voit également dans la nomination de Jean-Claude Juncker la solution pragmatique à adopter rapidement. "Il vaut mieux accepter Jean-Claude Juncker même s’il ne plaît pas à tout le monde plutôt que de passer les six prochains mois à chercher, en vain, le candidat idéal, ou d’ouvrir une guerre avec le Parlement européen. Nous finirions alors de convaincre les sceptiques que l’Europe ne fonctionne pas", a déclaré en effet le secrétaire d’Etat.