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Traités et Affaires institutionnelles
Xavier Bettel reçu par la chancelière Angela Merkel à la veille de la présidence luxembourgeoise du Conseil de l’UE
16-06-2015


bettel-merkel-berlin-150616Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel s’est rendu le 16 juin 2015 en visite officielle à Berlin où il a été reçu par la chancelière fédérale, Angela Merkel. Au centre de l’entrevue figuraient les priorités de la Présidence luxembourgeoise du Conseil de l’UE, des priorités qu’il a qualifiées de "communes" au cours de la conférence de presse conjointe.  

La lutte contre le chômage figure en tête des priorités de la Présidence, a insisté le Premier ministre, et la mise en œuvre du plan d’investissement de la Commission, dit plan Juncker, en est la clé de voûte. Il a insisté sur le fait que "si les entreprises vont bien, tout le monde est bien", s’inscrivant en faux contre l’idée que s’engager en faveur des entreprises, c’était être de droite, et s’engager pour le social être de gauche.

Evoquant la Conférence de Paris (COP21) de décembre 2015 sur le changement climatique, "un des grands rendez-vous de la Présidence" selon Xavier Bettel, le communiqué du gouvernement cite le Premier ministre : "le développement économique doit être marqué par la durabilité. Il ne suffit pas de combattre le dumping social et fiscal, il faut aussi procéder contre le dumping environnemental et climatique.".       

Un autre grand sujet de discussion ont été les défis en matière de migration. Xavier Bettel a prôné des solutions communes, a appelé la question "un sujet sensible" qui "oblige la Présidence à tenir compte des différentes sensibilités", alors que la chancelière parlait de la nécessité d’une répartition équitable des demandeurs d’asile et des résistances que rencontre l’idée de contingents contraignants de demandeurs d’asile que chaque Etat membre devrait recevoir sur son sol. Xavier Bettel a parlé quant à lui de solutions communes, d’un agenda commun, et surtout de solutions dans les pays d’origine.      

Le TTIP, le traité de  libre-échange et d’investissement entre l’UE et les USA a également été un sujet. Le Premier ministre luxembourgeois, qui a dit au cours de la conférence de presse "venir d’un pays où le soutien au TTIP n’est pas le plus fort", a répété son intention d’organiser avec la Commission en novembre 2015 une rencontre entre les partenaires sociaux des 28 Etats membres pour que le sujet soit ouvertement évoqué et discuté.

Le Premier ministre s’est dit convaincu que l’actualité internationale influencera le cours de la Présidence. Il a évoqué la Grèce, le débat sur l’UE au Royaume Uni, mais aussi le conflit en Ukraine et les difficiles relations entre l’UE et la Russie.

Xavier Bettel a annoncé qu’il irait au cours du semestre luxembourgeois à Moscou et à Kiev pour parler avec les parties en conflit, "car c’est la vocation d’un petit pays de jeter des points". A la radio 100,7, il a dit qu’il ne voulait "plus seulement entendre parler de sanctions, mais aussi de solutions.  

Quant à la Grèce, Xavier Bettel a déclaré que "tant qu’on se parle, il y a encore de l’espoir". Mais il a  insisté sur l’obligation de résultat, qu’Athènes fasse des propositions pour sortir de la crise. "Je ne peux pas dire à mes contribuables luxembourgeois que ce qui arrive avec la dette grecque m’est égal", a-t-il conclu.